mercredi 11 juin 2008
JCVD - le film
JCVD est sorti en salle le 4 juin. Et c'est un très bon film de Mabrouk El Mechri (Virgil, Mounir et Anita) fait à Bruxelles, Belgique, au milieu d'une rue, entre un vidéo club et une poste. Et on y attaque un bureau de poste...
Ah oui, j'oubliais, il y a Jean-Claude Van Damme. L'homme qui a inspiré ce film. Evidemment. Le film est fait pour cette "movie star", puisqu'il fallait enfin le film qui révélerait au monde que ce mec peut faire autre chose que de mettre des coups de lattes et des "High kick dans ta face" dans les années 1980 et 1990. On savait l'acteur soucieux de son image et qu'il avait beaucoup d'humour aussi, puisqu'il jouait, dans le assez méconnu mais très intéressant Narco, un des roles clés du film, à savoir JC lui-même, le modèle du héros. Ici, il récidive. Et on le met à mal...

JC pensif...
Très proche par son déroulement de l'action d'Un après-Midi de Chien de Syndey Lumet, l'histoire de JCVD est assez simple. Après un divorce, des films qui ne marchent plus aux Etats-Unis, des rôles piqués par Steven Seagal (parce qu'il accepte de se couper sa queue de cheval), Van Damme retourne à Bruxelles retrouver un peu de repos et de calme. Las, les ennuis continuent, puisqu'il n'a plus de cartes bleues qui fonctionnent et qu'il doit absolument retirer de l'argent. Il se rend donc dans un bureau de poste. Et c'est à partir de là que tout s'enchaîne....

Zinedine Soualem avec des cheveux, très très méchant
JCVD ne fera pas que des spectateurs heureux: ceux qui aiment l'action et les explosifs vont être complètement déçu, de même que ceux qui aiment le vrai Jean-Claude.
Que dire de la scène où l'acteur Van Damme sort du champs de l'action pour parler au spectateur. Est-on encore dans le film, est-on dans la réalité? Avons-nous jamais quitté le film ou la réalité? Tout le paradoxe, le jeu, mais aussi l'impression un peu déroutante que nous perdons pied dans le film comme dans le réel. C'est d'ailleurs, au contraire de Debouze dans Angel-A, un moment un peu plus chiadé d'un point de vue scénaristique.
Ce film est donc un peu surprenant, même si le rendu est assez classique. Content de retrouver Bastien François, en commissaire de police. Et les plans dans le vidéo club sont réellement interessant.
N.B. : A au fait, pour les toccards, JCVD ne parle pas de Cocaïne dedans et il fait pas des trucs aware dedans, hein... Sauf qu'on en parle juste de manière détournée..
jeudi 22 mai 2008
Exilé - Johnny To
vendredi 9 mai 2008
La Pin-up de la semaine : Shia LaBeouf
Comme vous le savez, la
pin-up de la semaine est l'occasion de se défouler en bien ou en mal
sur un acteur. C'est aujourd'hui le cas avec Shia LaBeouf, nom
complètement imprononçable, qui est le petit "djeuns" qui monte à
Holywood.
C'est désormais bien connu, aujourd'hui, pour qu'un film marche, il faut attirer le jeune public. Les vieux n'ont plus le temps d'aller au cinéma. Alors, pour faire des entrées, il faut une personne qui a de l'énergie à revendre. C'est le cas de Shia LaBeouf, que les Bay et autres Spielberg utilisent fort à propos.
Shia n'est pourtant pas un nouveau venu dans ce merveilleux cirque
interplanétaire qu'est Hollywood. Une longue carrière dans des séries
et maintenant des films font de lui un des acteurs les plus en vue de
l'autre coté de l'atlantique. (Pour plus de détails, voir le lien plus
bas, parce que j'ai honte d'écrire ses apparitions).
Cet acteur surfe sur la vague Di Caprio. Mais il n'a pas encore son
Titanic. Et on doute qu'avec des réalisateur tel que Bay ou D.J.
Caruso, ce n'est pas encore pour tout de suite. il est en effet la muse
de ces deux réalisateurs, peu réputés pour faire dans la dentelle.
Surtout Bay, bien sûr, avec qui il retrouvera son rôle dans Transformer II (prévu pour 2009, si tout va mal).
Les grands pères Spielberg et Lucas ont d'ailleurs bien senti le petit,
en lui confiant un rôle dans Indy IV (depuis le temps qu'on l'a
attendu, on peut l'appeler Indy..). Il faut bien remplacer le vieux
Harrison Ford qui va aller rejoindre Sean Connery dans un bon hospice.
Et d'ailleurs, comme il joue le fils d'Indy, forcément, ça sent le
destin tout tracé.
Fiche Imdb.
vendredi 2 mai 2008
Kechiche, seul contre tous (mais il est bien quand même, il parait)
Abdellatif Kechiche est seul
contre tous. Ce n'est pas Gaspar Noé. Mais il est dans le pire du
paradoxe: Encensé par la critique, portée aux nues, il se bat
constamment pour produire son prochain film, alors qu'il est auréolé de
César et autres distinctions de l'establishment. Paradoxal?
Kechiche, pour ceux qui ne connaîtraient pas, s'est fait remarqué
surtout avec l'Esquive, petit film produit avec trois euros et des
acteurs amateurs ou semi-pro. L'idée, originale, bien qu'élitiste,
était de faire jouer une pièce par les enfants de banlieue, avec le
phrasé de l'époque. Ce film nous a permis de découvrir Sara Forestier,
que tout le monde connaît bien sûr (mais pas les autres, bien sûr).
Kechiche reçu la reconnaissance de ses pairs, comme tant d'autres
grands noms par le passé, mais il a eu un mal fou à pouvoir boucler le
budget du film suivant, la Graine et le Mulet.
La Graine et le Mulet qui a d'ailleurs lui aussi droit à toutes les
éloges possibles comme étant le film de l'année en France, avec sa
pluie de César. Nouvelle consécration, même effet: son prochain film a
encore du mal à pouvoir se monter et il est à deux doigts de tout
laisser tomber.
Ce qui est paradoxal, ici, c'est qu'en général, une consécration aux César permet de faire du film. C'est fait pour ça. Alimenter par le
CNC, t'as le droit de sortir n'importe quelle bouse "intello psy
contemplationnelle" pour peu que tes pairs te reconnaissent comme tel.
C'est le cas avec Kechiche, puisque ses pairs le reconnaissent comme un
très bon metteur en scènes, qui fait des films pour rentrer dans les
cases du cinéma académique.
Alors pourquoi? Pourquoi n'arrive-t-il pas à boucler son budget? Quelle explication y aurait-il à cela?
"Je n'ai pas envie de me dire que je vais lutter contre une industrie
et me tuer au travail pour avoir le noble titre de réalisateur". n°629,
cahier du cinéma.
"Yolande Moreau: Par exemple, récemment Abdellatif Kechiche qui pour la
Graine et le Mulet prend des acteurs inconnus, sauf toi Bruno (Lochet),
qui n'avaient jamais tourne: et au final tu te retrouves avec un film
magnifique, qui raffle des prix partout...
Bruno: ... Mais il va probablement ramer aussi pour monter son prochain
long. Je l'ai eu en ligne, il y a deux jours, ça a l'air d'être encore
une sacrée bagarre qui se prépare pour lui." Brazil n°7.
C'est paradoxal aussi parce qu'il ne fait pas dans le film de genre,
qui a mauvaise presse du coté de ceux qui savent ce qui est bon le
cinéma en France (en gros les comédies et les films dits d'auteurs qui
n'ont d'auteurs que la catégorie). C'est pas le même problème qu'Eden
Log ou Dante 01 qui sont passés aussi vite qu'un bout de météorite
s'écrasant sur terre une nuit sans pleine lune.
il ne s'agit pas non plus de production Besson, et autres frivolités
dont nous avons l'habitude de voir sur les écrans et qui ont le budget
de leurs prétentions.
mercredi 2 avril 2008
Disco, le film que je ne verrais pas
Etre adepte des petits films, de films que l'on pourrait qualifier de "pourris", mal montés, mal fagoter est une chose. Voir Disco en est une autre. j'ai déjà du mal avec Fabien Onteniente. Ce qui est pas compliqué. Se fouttre de la gueule des gens qui vont au Camping, comme ceux qui ont une vague nostalgie disco, c'est pas trop mon fort.
Et c'est en fin de compte assez facile. Si ce mec avait un peu d'ambition, histoire de faire dans le populo bien senti, il pourrait s'attaquer à d'autres sujets : je sais pas, La perception du journal du 13 heures de TF1, attention à la marche, une vraie critique des gens.
Non, en fait, c'est plus simple de faire croire, nous faire croire, nous pauvres gens d'en bas, que l'enfer, c'est les beaufs, donc les autres. Remarquez, toute sa filmo est bonne à jeter. Enfin, on peut garder greve Party, qui avait au moins le mérite de son faible budget et d'une histoire sympathique, à défaut d'être particulièrement novatrice. Mais on passait du bon temps.
M'enfin, c'est pas vraiment du cinéma, le cinéma d'Onteniente, c'est du marketing: Jet set, 3-O, camping, et donc ce fameux disco ne sont que des recettes soi disant à succès de thème récurent, fleurtant sur les phénomènes de mode (et de monde) : oui, les gens aiment les people (Jet Set), oui les gens aiment le foot depuis 1998 (3-0), oui, ils vont au camping (idem), sauf que la plupart du temps, c'est plus par manque de moyens qu'autre chose (même si dans ce charmant film, dont je me suis tapé malgré moi toutes les putains de bandes annonces de merde pendant 6 mois qui voulaient affirmer le contraire et ainsi donner raison au spectateur, qui faisait du camping). Bref, c'est pas vraiment du cinéma, c'est de la production de base holywoodienne, mais sans les moyens.
C'est un peu ça le problème en fait. Si Onteniente était américain, ça passerait sans problème. il ferait son Michael Bay, il gagnerait son pognon, ça serait terrible. Las, quand on voit le pognon qu'à couté Asterix et le rendu visuel, tout juste potable (on se demande pourquoi!), quand on voit le budget aussi conséquent pour tourner son Disco, on se demande bien quel intérêt? C'est pas beau, c'est moche, c'est éculé, c'est naze, ça sent la naphtaline. Il faut dire que Dubosc n'est pas un humoriste qui arrive à bien me faire rire. Parce qu'à force, on se demande s'il n'est pas comme son personnage, qu'il incarne dans tous ses sketches, qu'il n'est pas aussi horripilant que lui. Remarquez, c'est le genre de film qui est déjà vendu sur TF1 (je suppose, hein, j'ai pas fait de recherches, mais bon, les autres sont passés sur cette chaine, je me doute que celui-ci aussi). Les prises de risques sont minimes, et tu sors de la salle en te demandant mais quel intérêt?
Brice de Nice semble plus subversif. Mais bon, Dubosc n'est pas Dujardin. C'est ça la différence. Dujardin peut incarner Brice, un personnage qu'il a créé, comme Dubosc pour le sien. Il y a juste peut etre, je ne sais pas, un peu plus de talent derrière, on arrive à rentrer dans ce film qui pourtant, dans le comique burlesque complètement con, atteint des sommets. Mais quitte à taper fort, autant y aller franchement. Et pas seulement séduire la mamie qui regarde Drucker.
Alors ce film est le symptôme du cinéma français: les comédies plates, à gros budget et sans saveur, qui concurrence les films d'auteurs sans pognon mais avec beaucoup de prétention (et donc forcément élitiste). Le seul problème, c'est que les grosses comédies françaises sont souvent moins bien réussies que les grosses comédies américaines, qui fleurtent sur le même type de public, mais avec plus d'envie et de moyen. il faut dire aussi que les américains, même pour faire de l'industriel, y mette de la vrai énergie et s'investissent tellement qu'il parviennent à emporter une adhésion, même relative, vis à vis de leur projet. QU'en est -il des films d'Oteniente? A juger de la qualité du scénar, des scènes éculées et éculées, des personnages clichés sans saveur, on se demande si on ne regarde pas un film de SF. Qui peut croire un seul instant que ces personnages existent, sans le background et les explications derrières? Je ne connais personnes, même ceux qui pourraient être considérés de "'beauf" aussi plat, aussi caricaturé et aussi dramatiquement mis en scène que ces personnages. C'est vraiment là ou on se rend compte que le terme fiction prend tout son sens. Oui, c'est une fiction, oui, ce n'est pas la réalité. Oui, dans la réalité, on est tous le beauf de quelqu'un, mais on n'est pas que cela. Et on se fout de ces histoires, qui ne sont même pas acide, qui ne sont pas assez grasse, qui ne sont pas assez burlesques.
il faut savoir écrire ces histoires. C'est un métier. il faut aussi savoir faire des films et faire de la belle image. C'est aussi un métier. Peut être qu'un jour,qui sait, la France sera faire de la belle image. J'en rêve, comme les espagnols, en dépit de leur films, calqué sur les productions américaines, arrivent à en faire.
Et nous, le problème, c'est qu'on favorise ses daubes, en allant les voir, en donnant du pognon à des mecs comme Onteniente pour qu'il continue à nous faire ce genre de merde, en faisant bosser des mecs dont on se fout éperdument, comme les Depardieu et consorts, qui ont terminé leur carrière (il faut croire, vu leur filmo récente du moins). On arrive ici finalement au paradoxe du système : faire bosser des mecs connus pour qu'ils continuent à alimenter cette machine, sans y apporter de l'intérêt, et tout cela avec l'argent du CNC, qui leur file du pognon sur les entrées des spectateurs qui vont voir d'autres films.
Et le problème, c'est que ces mecs empêchent d'autres mecs d'être visibles au cinéma, qui pourraient, avec des moyens plus limités nous émouvoir et nous faire rire. Parce que c'est cela, finalement, le problème, avec ce genre de merde. C'est que ça empêche les autres de pouvoir proposer d'autres choses, en monopolisant les grands complexes, parce que tu comprends, c'est ça que le public veut voir, parce que le public est con et qu'il faut le conforter dans sa connerie, pour le séduire.
Il ne s'agit même plus de boycotter ce genre de films, puisque ça serait leur donner un intérêt. il s'agit de ne plus en parler. il est important d'être indifférent à ce genre de merde cinématographique, véritable resucée d'émissions telles que "confession intimes".
lundi 25 février 2008
Oscars 2008
LE PALMARÈS COMPLET de la 80e cérémonie des Oscars :
MEILLEUR ACTEUR : Daniel
Day-Lewis - There will be blood
MEILLEURE ACTRICE : Marion
Cotillard – La Môme
MEILLEUR ACTEUR SECOND RÔLE : Javier Bardem - No Country for Old men
MEILLEURE ACTRICE SECOND RÔLE : Tilda Swinton – Michael Clayton
MEILLEUR
RÉALISATEUR :
Ethan Coen et Joel Coen - No Country for Old men
MEILLEUR
SCÉNARIO D’ADAPTATION : No Country for Old men
MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL : Diablo Cody - Juno
MEILLEUR
FILM DOCUMENTAIRE : Taxi to the dark side
MEILLEUR FILM ÉTRANGER : Les
faussaires
MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE : Reviens-moi
MEILLEURE
PHOTOGRAPHIE :
Robert Elswit - Threre Will Be Blood
MEILLEURS COSTUMES : Alexandra Byrne - Elizabeth : l'âge d'or
MEILLEUR MONTAGE : Christopher
Rouse - La vengeance dans la peau
MEILLEUR MAQUILLAGE : Didier Lavergne et Jan Archibald – La Môme
MEILLEUR SON : Scott Millan, Kirk Francis, Dave Parker - La vengeance dans la peau
MEILLEUR COURT-MÉTRAGE DOCUMENTAIRE : Freeheld
MEILLEUR COURT-MÉTRAGE D’ANIMATION : Peter and
the Wolf
MEILLEUR COURT-METRAGE : Philippe
Pollet-Villard - Le Mozart des
pick-pockets.
dimanche 24 février 2008
Du grand Brian De Palma
Brian De Palma a donné une interview, pour Téléobs daté de la semaine du 23 au 29 février, pour son dernier film, Redacted (5 millions de budget...si, si, ça existe encore aux Etats-Unis).
Téléobs : Que pensez-vous du cinéma américain d'aujourd'hui? A-t-il vraiment renoué avec l'esprit contestaire des seventies, comme on l'entend souvent dire?
Brian De Palma : Bof. Moi ce que je vois dans les salles, c'est surtout des films avec des animaux qui dansent ou des extraterrestres en image du synthèse.
Ces films sur l'Irak restent des exceptions parce qu'ils sont difficiles à monter: Les studios les considèrent comme des caprices de star. Prenez Clooney, avec Syriana. Il dit au studio : "si vous voulez que je fasse "Ocean's 15", vous financez mon projet sur l'Irak." C'est de bonnes guerre. J'ai fait la meme chose en mon temps: grâce aux "Incorruptibles", qui a cartonné au box-office, j'ai pu réaliser "Outrages". Le star power est une arme redoutable: associé à un minimum de conscience politique, cela peut faire des gros dégats.
Du grand Brian.
samedi 23 février 2008
Les César 2008
Palmarès de la 33 cérémonie des César :
Meilleur réalisateur
Meilleur film
Meilleur espoir
masculin
Meilleur court
métrage
Meilleur premier film
Meilleure musique
écrite pour un film
Meilleur espoir
féminin
Meilleur son
Meilleur décors
Meilleure photo
Meilleur acteur dans
un second rôle
Meilleure adaptation
Meilleur film
étranger
Meilleure actrice
dans un second rôle
Meilleur documentaire
Meilleur scénario
original
Meilleur montage
Meilleur acteur
Meilleure actrice
samedi 16 février 2008
The machinist
J'ai enfin vu The Machinist (de Brad Anderson), avec Christian Bale et Jennifer Jason Leigh, un film "multinational", qui sent bon l'Europe, passé assez inaperçu en 2005, mais redécouvert pour certains, en DVD et en location.
Un machiniste, maigre, blafard, qui ne dors plus la nuit, sombre peu à peu dans la folie quotidienne. Il bosse dans une usine, ou des évènements vont se produire, mettant ses nerfs à dur épreuve, comme un accident fâcheux, coûtant un bras à un des collègues. Par la même occasion, sa cuisine semble être la proie à un chemin tortueux, des post it circulant un peu partout pour lui rappeler certaines choses, comme par exemple, un dessin du pendu, avec un mot à trouver de six lettres, qui se termine par "ER".
Image soignée, souci du détail. Importance de la substance, mais surtout de la forme viendront émaner la vision de ce film qui se veut surtout assez pompeux, finalement. Non pas pour l'esthétique, dont l'image nous prouve le contraire, mais finalement pour l'histoire en elle-même, qui n'est, ni plus, ni moins qu'un thriller des familles, et dont la fin est somme toute, assez conventionnelle. En fait le parti pris du réalisateur a été sûrement de nous montrer les errances du héros, à la manière d'un film assez culte, l'échelle de Jacob (tiens, c'est marrant, ce film est très dans l'air du temps ces temps-ci).
Las, trois fois hélas, l'énigme du pendu, sensé nous tenir en éveil et en haleine, ne tiens pas assez le spectateur en haleine. La faute à la succession d'indices dessiminés un peu partout, à la manière du 6ieme sens.
Le petit Memento (autre bon film, de Chris Nolan) aura finalement une explication finale, un drame survenu quelques temps plus tot. Ainsi s'achèvera The Machinist, œuvre non dénuée de qualité esthétique, mais dont le fond manquera tout de même cruellement de substance. Bale a souffert pour ce role, perdant des dizaine de kilo pour incarner ce fou insomniaque.
lundi 11 février 2008
Slipstream
Slipstream, sorti en 2005, à un an d’intervalle avec un autre film s’appelant Slipstream (de Anthony Hopkins), est un film de David van Eyssen, estampillé science fiction, qui mise tout sur l’arrêt du temps et le retour en arrière, thème accrocheur s’il en est, au premier abord.
Le rôle principal de ce film est tenu par Sean Astin Sam, le compagnon de Frodon dans le Seigneur des anneaux, que certains connaissent aussi pour être le personnage principal des Goonies (ça nous rajeunit pas tout ça) de Richard Donner.
Alors l’histoire est simple : un brillant physicien a trouvé un moyen de pouvoir remonter le temps de 10 minutes, avec une machine pas plus grande qu’un portable. Il décide donc d’aller retirer de l’argent à sa banque, et en même temps de draguer la caissière de cette banque, dont il est follement amoureux, et qu’il n’a jamais osé aborder. Mais du même coup, parce qu’il faut bien une histoire, des braqueurs de banque mené par un ex de la famille Richie vont faire irruption dans celle-ci, histoire de donner une petite touche polar à cette histoire complètement folle. Et à partir de là, tout s’enchaîne, à la manière de l’excellent un jour sans fin.
L’année de production du film, 2005, en dit long sur les prétentions du réalisateur. C’est, en effet, un copié/collé de scène de films plus ou moins connus. Les dialogues ne cadrent pas du tout avec l’histoire et les scènes sont d’ailleurs assez improbables : ralentis, accélérations sans queues ni tête, retour sur arrêt sur image, toute la palette du parfait petit « clipeux » nous est ici présenté, sans que l’on sache vraiment pourquoi. L’histoire est complètement improbable (mais c’est un film de science fiction). Le scénario, par contre, ne tient pas debout : les personnages se déguisent en pilotes d’avion alors qu’ils ne conduisent pas d’avion (évidemment), les scènes de dialogues entre les personnages ne sont que des copiés/collés d’autres scènes de films connus : « rendez moi votre badge », la prise d’otage d’un bus par les terroristes qui fait penser à pas mal de scènes d’un film d’Eastwood, la scène de la prise d’otage dans l’avion tout droit sortie de la filmographie de Steven Seagal.
Bref, ce film est loin d’être un chef d’œuvre du septième art. Il est, sur allociné, marqué comme étant un film allemand, d’un réalisateur complètement inconnu, dont c’est visiblement le premier film.
Autant dire que l’on ne s’ennuie pas, pour peu que l’on ai déjà exploré le cinéma et qu’on souhaite passer une soirée à rire devant ce chef d’œuvre en péril, avec des successions de scènes sans accroche particulière. En fait, le film se veut être une repompe de tout ce qui se faisait de mieux dans le cinéma d’Hollywood sans y apporter une grâce et une touche particulière. Les plans à 360°, qui auraient pu être jolis, ne sont ici que des pales copies de clips à la mode, là aussi (désolé pour la répétition, mais c’est dur de faire du beau, avec ce film).
La fin se veut pompeuse et pédante, musique d’opéra à l’appui, pour nous faire partager l’émotion du film ou tout va s’achever. C’est plus grotesque que réellement intéressant, émotionnellement parlant. Mais évidemment, si vous étés amateurs des « films que personne n’a vu », et en parallèle, amateur de film de science fiction, ce film est évidemment fait pour vous.
