Versatile II

Une autre fois

vendredi 17 octobre 2008

Message pour les lecteurs

Versatile est désormais à cette adresse :http://cadependdesjours.blogspot.com/

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vendredi 29 septembre 2006

21 grammes

21_grammesCertains films touchent plus que d'autres et ce film en est un bien bel exemple. Dès le titre, le ton est donné:

21 Grammes,  le poids de l’âme.


 

Voilà, un sujet excitant qui aurait pu produire les fantasmes les plus fous sur la plupart des spectateurs. En effet, un film traitant de ce genre de "mythe" fait immanquablement penser à une histoire fantastique, crédité d’effets spéciaux en tout genre. Et pourtant, il n’en est rien. C’est même tout le contraire. C’est une histoire simple, je dirais même banale. Une histoire simple mais tragique, portée par le regard désenchanté d’un cinéaste en vogue Alejandro Gonzalés Inarritu (à qui l’on doit entre autre Amours Chiennes et une séquence du film 11'09''01).

    L'histoire tourne autour de trois personnes dont on suit les destins qui tendent à s'entremêler. L'un est un professeur de mathématique (Sean Penn) marié à une immigrée anglaise ( jouée par une française, Charlotte Gainsbourg, que l’on retrouve dans un rôle un peu « vache »). Ce professeur attend d’ailleurs une greffe de cœur pour continuer à vivre (sans cela, ses espoirs de vie sont réduits à un mois, maximum). L'autre est une femme au foyer (la très belle Naomi Watts) qui mène une vie tranquille auprès de son mari aimant et de ses ravissantes petites filles. Le dernier est un ancien détenu repenti (Benicio Del Toro) qui a retrouvé la foi grâce à Dieu et qui réussi à se reconstruire petit à petit et à mener une existence un peu plus calme et sereine qu’auparavant Mais tout ce petit monde va voler en éclat. Un accident va les rapprocher soudain et en va bouleverser les édifices (qui semblent bien fragiles si l’on regarde de plus près), qu'ils avaient réussi à ériger. A partir de là, tout va basculer. Les uns et les autres vont se rencontrer, s’aimer, se haïr, se tuer et vivre, revivre.

    Ce film est bouleversant. Le réalisateur, encore peu connu, malgré Amours chiennes, mexicain, qui a un don, comme Chris Nolan, comme Quentin Tarantino pour la réalisation et la déconstruction d’un film (l’un a réalisé Memento et l’autre Pulp Fiction). En effet, ce film a la particularité de n’être pas linéaire. Tout est déconstruit. On passe d’une chambre d’hôpital à un terrain vague, on passe d’une scène de joie à une scène de tristesse à une scène d’amour. Les 20 premières minutes du film, on est complètement perdu, on cherche son histoire, on cherche son chemin à travers les plans et le grain « réaliste » qu’utilise le metteur en scène pour tenir le spectateur en haleine. On a mal pour Naomi Watts, mal pour Sean Penn, mal pour Benicio del Toro. Mais on comprend, on comprend ce qui se passe, et on souffre encore plus.

 

    Toujours très difficile de dire pourquoi un film vous marque ce film m’a marqué.  Mais ici, c’est bon de voir des acteurs qui jouent juste, que c’est bon une histoire simple portée par tant d’émotion, que c’est bon de pleurer avec Naomi sur les malheurs qui lui arrive. Cette actrice est tout simplement une actrice, une vraie. Loin de la plupart de ses consœurs qui se cantonnent dans des rôles poussifs et sans saveur, sans charme. Cette fille a un talent incroyable, qui dépasse le l’entendement.

    Et que dire de Sean Penn, dont la rencontre avec le réalisateur date du leurs collaborations sur le film documentaire du 11 septembre. Lui, si fougueux, si passionné, arrive à se contenir ici, pour nous servir une prestation magistrale, d’un homme simple qui aimerait mourir plutôt que de mal vivre (dont la greffe du cœur symbolise à mon avis ce paradoxe). Il est dans son élément ici, mi-désabusé, mi-mélancolique

 

    Nous terminerons par Monsieur Benicio Del Toro. Je dis "Monsieur" car il fait comme les deux autres acteurs de ce drame, partie de cette race de comédiens qui jouent justes et qui arrivent à nous faire passer les émotions et les tourments du personnage. Sa tentative de rédemption et sa quête du "juste", sa croyance envers Dieu frise la folie, mais aussi et surtout le majestueux. On est en plein dans son cauchemar et on ressent comme lui, les souffrances. Le « Brad Pitt à cernes » a encore de beaux jours devant lui je pense.

 

    Nous ne sortons pas d’un film comme cela en étant heureux parce que l'on a bien ri, mais on y sort en étant heureux de vivre, tout simplement. Et surtout de continuer à vivre aussi. J'ai été heureux d’avoir vu ce film, surtout à la sortie de l'été où les blockbuster plus débiles les uns que les autres se sont enchainés.

Nous pouvons donc nous réjouir de la sortie prochaine de Babel...

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mercredi 27 septembre 2006

Les choses à faire avant de mourir

A la manière d'une liste, on peut décrire tout ce que l'on aimerait faire dans une vie. évidemment, cette liste est quelque peu longue, voire trop longue.

 

Disons que c'est un petit hommage à la série "Happy Days", que je regardais quand j'étais très jeune. Un des personnages, Fonzy, avait, dans un des épisodes, des choses qu'il devait faire avant d'atteindre un certain age. J'aime bien ce genre de challenge, cela permet, dans une certaine mesure, de rester "vivant".

 

 

Les choses à faire avant de mourir:

-Gagner de l'argent, pour être libre.
-Faire un saut à l'élastique
-Retomber une autre fois amoureux...
-Piloter une formule 1.
-Se prendre une cuite au champagne (une vraie)
-Ecrire un ou deux livres (voire trois si c'est une trilogie)
-Ecrire un scénario qui tue sa mère
-Essayer d'apprendre à filmer
-Trouver de l'argent pour faire un film
-Changer la constitution française
-Aller vivre au Mexique, dans une cabane en bois au milieu du désert
-Aller vivre en Ecosse dans les Highland
-Aller à Prague
-Changer les choses par tous les moyens
-Se sentir cool
-Trouver une place chaude
-Faire l'amour dans la rue
-Monter une boite
-Reprendre un bar
-Vivre à Paris deux à trois ans
-Conduire une Lotus Turbo Esprit
-Tuer Brad Pitt et prendre sa place
-Se faire un vrai tatouage qui veuille dire un truc
-Vivre à New York
-Faire une thèse
-Apprendre à tirer
-Essayer le parapente
-Lutter contre le vertige
-(Re)descendre une rivière en canoë
-Rejouer de la basse et comme il faut cette fois
-Lire La bible
-Faire le bon samaritain une dernière fois
-Apprendre à danser le tango (et à danser tout court...)
-Voir 150 films en une année au cinéma.
-Faire une lettre de motivation sans faire de fautes....
-Apprendre à lire dans les pensées
-Jouer du pipeau (sens figuré)
-Revoir ma ville natale que j'ai pas bien vu la première fois
-Gouter la vodka ultime
-Arrêter d'arrêter de fumer

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vendredi 25 novembre 2005

Les Frères Grimm

fr_regrimmAprès l'abandon de son projet qui lui tenait particulièrement à cœur, c'est à dire un film sur don quichotte, Terry Gillian s'est dirigé vers un autre genre qui lui sied à merveille, lui, conteur d'histoire hors pairs à qui l'on doit notamment Brazil, l'armée des douze singes ou encore Las Vegas Parano (devenu culte), les frères Grimm.

Ce film présente donc une "légende", les Frères Grimm, a qui l'on doit donc les fameux contes Grimm. Le réalisateur s'est dit qu'il serait plus intéressant de parler des auteurs des conte que l'on connaît tous plutôt que de parler des contes eux même. il s'est donc mis en tête d'imaginer l'histoire de ses frères, dont la magie est le moyen de gagner leur vie à travers le royaume allemand, qui à l'époque était envahi par les français (ce film a beaucoup plu outre Rhin pour ça d'ailleurs étant donné que c'est un des rares films qui présentent les français comme des purs méchants, avec toute la mythologie bien française dont font preuve les personnes hors de France à notre égard).

Les frères Grimm sont donc des charlatans: ils font croire à la population locale que leur village, leur bourg est envahi par la magie et que seul eux peuvent les sortir de là. Bien évidemment on comprend assez vite la supercherie dont usent les frère, qui avec des complices, vont rendre la paix et le calme aux contrées reculées du royaume. tout ceci se déroule parfaitement jusqu'au jour où les envahisseurs français se rendent compte de cela et surtout au moment ou un village allemand est véritablement victime de la magie ambiante.

Et c'est ainsi que le film démarre vraiment, à travers le périple de ces deux frères, aussi différent l'un que l'autre qui vont devoir croire vraiment à la magie..

Je passe sur le reste de l'histoire, étant donné que c'est les moments où l'on va deviner de quels conte il s'agit car ce qui est intéressant dans ce film c'est toutes les références aux conte Grimm dont est émaillé les deux heures du long métrage.

Les deux frères Grimm sont joué par Matt Damon tout d'abord, qui prouve, si besoin en est, son intérêt pour laisser une marque dans le cinéma américain, étant donné qu'il s'est mis en tête de tourner avec tous les plus grands réalisateur du moment et se bâtir une filmographie en béton armé (si vous me permettez l'image). L'autre frère est joué par Heath Ledger (Chevalier, The Patriot, les Seigneurs de Dogtown) qui fait partie de la génération montante hollywoodienne et dont on ne reconnaît pas vraiment les traits par rapport à d'autres films qui l'a fait. C'est vraiment en fait sur lui que l'histoire se base, dans la mesure où son rôle est beaucoup plus ambigu et plus torturé que celui de Matt Damon qui semble avoir une foi inébranlable dans ce qu'il fait.

Évidemment, ce film basé sur les contes ne pourrait pas se passer d'une sorcière, d'une princesse, d'animaux mythiques et de légende. C'est ainsi que l'on voit une Monica Belluci cherchant la vie éternelle, et surtout la jeunesse éternelle, enfermée dans une tour dont seul un sortilège puissant lui permettra d'avoir ce qu'elle désire.

Les frères Grimm est un bon film. Juste bon je devrais dire. Il semble que Terry Gillian s'est quelque peu "dilué" dans ce film, cherchant plus les faveurs d'un public plus nombreux, à l'image de Tim Burton avec son Charlie et la chocolaterie, où son message est moins important que l'histoire elle-même. On ne ressortira pas de là en pensant avoir vu un film d'un des Monty Python mais plutôt un réal "classique" hollywoodien, laissant la part belle aux acteurs et au Happy Ending.

Ô Certes, l'humour est bien présent, on ne se refait pas. C'est surtout grâce à Jonathan Stormare, acteur abonnés aux second rôles et acteurs fétiche des frère Cohen (enfin un des acteurs fétiches, je devrais plutôt dire).

Reste néanmoins que l'histoire des plaisante, j'ai bien aimé la façon de filmer et les couleurs choisies, qui semble très irréelles lorsque l'on nage dans le conte de fée et très froide lors des passages dans le monde dit "réel".

Le parti pris du réalisateur de nous faire part de la vie des créateurs des conte est assez intéressantes, même si, finalement, les deux frères ont une psychologie moins fouillées que les contes eux -même.

Ce film est assez loin de ce qu'a fait le réalisateur jusqu'a présent, il s'est entouré d'une bonne équipe d'acteur qui tiennent le film et à laisser la magie opérer. C'est d'ailleurs assez étonnant qu'il se soit laisser autant dominer par l'histoire plutôt que par son envie d'en détourner une partie...

En conclusion, j'ai bien aimé ce film, mais sans plus, peut être plus par le fait que je ne m'attendais pas à ce que ce soit un peu "cul cul la praline" mais plutôt à un film anglais pur jus. Passé cette déception, on se laisse facilement gagner par l'histoire même si il y a pas mal de longueurs vers la fin où on arrive plus vite à réfléchir que les héros sur ce qu'il faut faire, ce qui est toujours le problème quand on connaît les solutions. Les frères Grimm sont donc à voir, au moins une fois, pour le coté décalé et la « magie« . Pour le reste, c'est à vous de voir.

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lundi 21 novembre 2005

Be Cool

becoolBe Cool marque le retour de Chili Palmer, dont le métier est de récupérer l'argent de prêts concédés de manière quelque peu illégale, et qui l'avait faire devenir, dans Get Shorty, producteur de films dans le mythique Holywood..


Dans cette suite, réalisée par F. Gary Gray, Chili, après avoir fait le tour des productions hollywoodiennes, joué par un John Travolta fidèle à lui-même (c'est à dire en cabotinant comme un beau diable, avec ses mimiques et gestes inchangés depuis...) désire devenir producteur de musique car sa grande passion, maintenant c'est la musique!

Vous l'aurez compris, le scénario ne transpire pas par une originalité débordante, et nous amène à découvrir comment bâtir une carrière d'une chanteuse à la sauce hollywoodienne. Le fond ici importe moins que la forme et tout est finalement  prétexte à une grande fête... Cette célébration, ces films célébration semble coutumier, puisque le seconde volet d'Ocean's eleven était déjà dans cette veine. Et comme rien n'est vraiment réel, malgré ce qu'on veut bien nous faire croire ici, il ne reste vraisemblablement plus que le jeu des acteurs, flopée d'acteurs, pour nous amener vers les sommets du 7ème art.

Comme Get Shorty, on aura droit à une galerie de portrait tout aussi déjantée, avec The Rock dans un rôle carrément à contre emploi (c'est peu de le dire vu qu'il joue une "fofole" alors que d'habitude on le voit plus en "gladiateur des temps moderne, mais vous me direz, dans l'imagerie collective, l'un et l'autre peuvent aller ensemble..), et qui semble vouloir montrer ici qu'il est capable de diversifier son jeu d'acteur (ce qui n'est pas un mal).

On voit également ici Uma Thurman, remplaçant ici Renée Russo qui n'a semble-t-il plus les faveur des producteurs d'Hollywood et à qui l'on doit un clin d'œil à Pulp Fiction lorsqu'elle et Travolta se mettent à swinguer.. (scène qui d'ailleurs n'a strictement aucun intérêt sur le plan de l'histoire mais bon ça devait faire plaisir aux acteurs de se retrouver comme au bon vieux temps).

Nous voyons aussi également Dany de Vito que l'on ne présente pas et un James Wood (Carpenter! et Cop) faisant une (trop) brève apparition au début du film. Ces petits rôles permettent surtout de vendre le film car je dois dire que l'histoire ne m'a pas franchement emballé. Elle est très plate et très classique. Les quelques rares bonnes scènes sont donc au crédit de guest stars venues pour s'amuser plus qu'a nous divertir. C'est bien pour eux, on en est même assez content mais le spectateur reste sur sa faim.

En plus le film est beaucoup trop long pour ce type d'histoire. Passer deux heures à voir un mec faire une star une chanteuse en devenir (dont je me souviens plus le nom désolé mais je crois qu'elle est célèbre... dans le RNB) est d'un déjà vu..

Producteurs véreux, monde hollywoodien impitoyable. On se demande même si c'est du second degré tellement l'ensemble est mou et sans relief.

Be Cool porte bien son titre. Pour être cool on est cool, on s'endormirait presque devant la projection tellement l'histoire ne s'emballe pas, ne démarre pas, patine. On se demande bien si on a bien fait de choisir ce film alors que sortait à l'époque "Captain Sky et le monde de demain", film tout aussi plat au niveau de l'histoire mais qui présentait néanmoins l'avantage indéniable d'être très original au niveau des images. Be Cool ne restera pas dans les annales du cinéma malgré la débauche de moyens proposés et les guest star..

c'est un film à voir à la télé quand rien ne se présente devant nous un soir de pluie ou qu'on ne sait pas quoi choisir quand on est devant une borne de DVD et qu'on a 10 personnes chez soi.. Vous êtes sur que ce film sera fait pour un public large dans la mesure ou rien ne viendra troubler la quiétude de la soirée.

Pour être cool :

www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=53031.html

www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=2813

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dimanche 20 novembre 2005

The Island, l'attaque des clones

Bon allez, pour les dix lecteurs qui me connaissent et qui me lisent, je vais essayer de pas être trop cassant avec ce film, même si l'envie ne me manque pas. The Island est un film de Michael Bay sorti au courant de l'été 2005.

The Island est un pur Blockbuster, dans la pure tradition des Pearl Harbor, Bad Boy ou consorts ( à mince, c'est le même réalisateur que The Island... hasard ou coïncidence ?), à savoir une histoire qui tient sur un ticket de métro, des effets spéciaux, explosion, cascade, sans fond mais avec une forme hors du commun... Bref, un film typiquement pop corn pour passer l'été sans encombre dans une salle de ciné climatisée...

Bon déjà, je vais éviter de m'étendre sur le fait que ce film est une publicité ambulante, dans la mesure où pas mal de réalisateur de renom utilisaient déjà ce procédé dans les années 80 (voir Blade Runner par exemple où les pub pour Coca et Atari étaient affichées en gros et dont on disait à l'époque qu'elle se justifiait à l'époque pour montrer l'avenir... comme quoi on détourne l'impact de la pub comme on peut... Mais la comparaison avec ce dernier film s'arrête là) et dont on ne peut pas reprocher à ce tâcheron (mais riche) de Michael Bay d'en faire un usage immodéré dans son film.

L'histoire est géniale. Non c'est vrai, nous dire que les clones sont des gens super bien et qui méritent de vivre alors que les vrais gens sont méchants et ignorant des choses du monde, voilà une vision simpliste qui a le mérite de nous faire réfléchir sur l'impact du clonage et l'eugénisme, deux sujets qui sont un peu à la mode. Dans ce film, donc, on nous présente tous les bons clichés humains pour tenter de les détourner au profit d'une bonne cause, à savoir que même les clones humains ont le droit de vivre..Mais place à l'histoire :

D'ici quelques décennies...
Lincoln Six-Echo et sa camarade Jordan Two-Delta font partie des centaines de Produits d'une immense colonie souterraine où la vie est étroitement surveillée et régie par des codes très stricts. Le seul espoir d'échapper à cet univers stérile est d'être sélectionné pour un transfert sur "l'Île". A en croire les dirigeants de la colonie, l'Île serait le dernier territoire à avoir échappé à la catastrophe écologique qui ravagea notre planète quelques années auparavant et en rendit l'atmosphère à jamais irrespirable...
Lincoln, comme la totalité de ses congénères, a longtemps cru à ce paradis. Mais depuis quelque temps, des cauchemars récurrents troublent ses nuits, et le jeune homme commence à s'interroger sur le sens de sa vie et les restrictions faites à sa liberté. Poussé par une curiosité tenace, Lincoln découvre bientôt l'atroce vérité (Tan, tan, tan)...


A pardon, je parle de clone alors qu'on parle d'une île. Je sais je sais, je dévoile le film mais vous savez au bout d'un quart d'heure, vous saurez où l'histoire va nous mener, ce n'est pas très fin fin et on comprend assez vite la manipulation mentale dont font preuve ces clones..

Comme dans tous les film de Bay les images sont soignées, il adore toujours autant à mettre des putains de filtres jaunes et oranges, ce qui fait que les images sont toujours super léchées et super irréelles. On passe deux heure dix à suivre Ewan Mc Gregor et Scarlett Johanson qui tentent par tous les moyens de s'échapper de leur condition de clone (et qui bien sur vont y arriver). D'ailleurs si vous n'aimez pas les blondes Scarlett est là pour vous montrer que finalement ben heu, c'est bien les blondes.. Non je plaisante, c'est une bonne actrice mais qui aime un peu trop les films « pop corn » (même si Match point est jouissif à souhait pour son rôle à contre emploi).

Bon allez, ce film n'est pas un grand film, on le sait, ça se sent, ça se voit, ça se ressent.. C'est trop long, il y a trop de scène qui servent à rien, le réalisateur se prend pour Spielberg et autre réalisateurs qui aiment donner une vision personnelle d'une histoire. Ici, c'est bien simple c'est tout et blanc ou tout est noir. Vous verrez des superbes scènes de libération des clones, de la pseudo réflexion sur l'usage du clonage, la quête de l'identité, de l'action qui ne sert à rien..

Il y a d'ailleurs un peu trop d'effet spéciaux (c'est ça quand on a un budget annuel d'un état en voie de developpement), comme c'est à la mode actuellement où on pense que les ordinateurs vont remplacer une bonne histoire. C'est le cas ici ou des scènes n'ont strictement aucun intérêt que de nous en mettre plein la vue (voir la scène des motos volantes, qui je précise; n'existent pas dans le réel alors que nous sommes à une époque pas très lointaine de maintenant). Mais que voulez vous, il y avait du budget et il fallait le mettre en œuvre.

En fait, les seuls passages du film intéressant s ont ceux ou apparaissent Steve Buscemi, l'homme a la dentition loin d'être parfaite, abonné aux second rôles mais qui est un bon acteur et nous le prouve actuellement encore une fois ici ou c'est à peu près le seul a rendre une consistance à son personnage et nous faire sourire par ses dialogues et ses mimiques dans un film plat et sans relief. Je me demande d'ailleurs comment, quand on aime faire des films, on laisse pas le loisir à des moments de jeux entre deux acteurs. Je pensais qu'un Tarantino avec Reservoir Dogs, Pulp Fiction et Jackie Brown, avait montrer la voie d'un genre où deux acteurs qui parlent permettent d'avoir autant de jouissance qu'une débauche d'effets spéciaux qui n'ont rien de passionnant d'un point de vue de la trame.

Pour terminer donc,un film à conseiller pour Scarlett "the bomb" Johansson, si vous aimez les films qui ne servent à rien sauf à oublier "Attention a la marche" ou autre très bonne émission, si vous aimez également que l'on vous en mette plein la vue pour pas un rond et aussi si vous aimez les films où y a les bons et les méchants sans nous en dire plus. Ha oui, il faut être fan de pub, mais ça, vous l'aurez compris, c'est parce qu'il fallait payer tout ce petit monde et ca coûte cher..

 

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vendredi 4 novembre 2005

A History of violence

history_of_violenceA History of Violence, sorti le 2 novembre, est un film de David Cronenberg.. Je sais pas si vous avez remarquez, mais pas mal de réalisateurs ont la une bonne idée de faire un film plus conventionnel cette année, plus accessible grand public (même si celui-ci est  un peu... décalé pour ce public). Il y a eu Woody, Tim, Clint, (enfin lui, c'est plutôt l'appel des Oscar qu'il vise maintenant.. besoin de reconnaissance peut-être) et maintenant donc David, loin des Crash, Videodrome et autre Exitenz.



Ce long métrage est donc basé sur la violence (remarquez, ça serait sur le sexe, il y a de grandes chance que le titre aurait été A History of sex) et va nous faire vivre le quotidien d'un restaurateur (enfin le mot est gros vu qu'il tient un bouik bouik en pleine cambrousse américaine où ya trois agriculteurs) qui un beau jour doit réagir à une attaque en main armée contre ses employé en tuant les deux bons hommes qui ont osé "foutre le boxon"..

Et l'histoire démarre maintenant. Le quotidien de la famille typiquement "american way of life " (le mari, la femme aimante, avocate, le fiston zen..) va basculer dans un autre monde dans la mesure où ce cher père tranquille (joué par Viggo Mortensen, que l'on ne présente plus)  n'est pas vraiment ce qu'il laisse paraître.

Le sieur Cronenberg s'est "gentiment calmé", mais il faut dire que ces films, pour la plupart, sont carrément inbitables pour le commun des mortels, en bon canadien qu'il l'est mais faut dire que sa vision de la vie peut en dépayser plus un . Il donne ici une vision assez personnelle de la violence, en nous montrant qu'un coup de poing peut tuer, qu'une arme à feu fait bien mal et aussi que quand on te tire dessus, il a plein de sang partout. Bref, un grand moment de violence.

Ha oui, y a des scène de sexe aussi, Maria Bello (Urgences, Payback, et le remake Asssaut sur le central 13), pour ne pas la nommer, joue à merveille les pom pom girl pour réanimer la sexualité de son mari qui a l'air de patauger dans la semoule..

Bon voila pour ce que qu'il y a dire. Maintenant passons à ce qui est vraiment intéressant dans ce film. son coté décalé, un peu déjanté, sa façon d'avoir un regard condescend avec les personnages, ce film est tout à cela à la fois. On peut même dire que c'est un exercice de style dans un genre complètement formaté, qui permet au réal de s''amuser avec ses personnages en montrant que leur "coté obscur" et surtout les réactions que l'on peut avoir avec les choses.

Le problème c'est que toute cette violence est parfaitement justifiée dans ce film, ce qui peut donner un coté malsain à la chose. Sans rentrer dans un débat sans fond, on peut même dire que si on était à la place des protagonistes, on aurait réagit pareil, on tuerait gentiment les gens qui nous ennuient et menacent littéralement notre existence. Cela peut faire froid dans le dos mais c'est aussi très jouissif. Comme la scène de la pom pom girl qui n'a pas vraiment un coté glamour comme on le voit trop souvent dans les films Pop Corn (enfin quand y a une, mais il faut dire que les films inspirés de Basic Instinct ne font plus recette...), c'est même le coté, ça sent le vécu qui fait bien rire. Une mention spécial pour Ed Harris, impeccable dans le rôle du Bad Guy de service.

Cette petite histoire est donc remplie de petit trucs qui te fait dire que tu n'est pas chez Michael Bay ou Jerry Bruckheinmer. Cette adaptation d'un comics que je n'ai jamais lu me fait dire que le comics doit être pas mal. Une histoire simple, une trame également mais une vision des choses moins classique et moins commune.

Pour en savoir plus:
http://www.historyofviolence-lefilm.com/
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=55982.html


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mardi 4 janvier 2005

1492


Ce film, que j'étais allé voir au cinéma à sa sortie en salle, n'est pas à proprement parler le périple de Christophe Colomb, tout simplement parce que le parti pris du réalisateur était de nous filmer cela comme un film de seconde zone, même si les effets techniques sont là, et même, bien là.

Ridley Scott a en effet choisi de le tourner à la sauce Alien, ce qui fait que l'aspect véritablement historique est mis au second plan pour notre plus grand malheur. Rien à voir avec Mission, par exemple, excellent film qui traite d'un sujet similaire. Mais plus à voir avec un véritable combat intérieur, entrécoupé de combats extérieurs... Bref, je n'ai pas été fasciné.

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dimanche 24 octobre 2004

Collateral

Max (Jamie Foxx), chauffeur de taxi, loue ses services pour la nuit à Vincent (Tom Cruise), un client de passage, en échange de 600 dollars. Il ne doute pas un instant qu'il vient d'embarquer un tueur à gage, pour une folle nuit à travers les rues de Los Angeles.

Commence alors un suspense haletant, qui se dénouera au petit matin, dans l'aube blême et peu inhabituellement filmée de Los Angeles. Nous retrouvons ici le goût de michæl Mann (réalisateur de Heat, AliSixième Sens (le premier du nom) pour le thriller psychologique: une nouvelle fois, le réalisateur nous confronte deux personnages que tout oppose, mais qui finiront par nouer une relation ambiguë, mélange de fascination et de répulsion. Le film est servi par un Tom Cruise qui joue ici un rôle peu inhabituel et plutôt à contre emploi (comme contre exemple: Top Gun, Jour de Tonnerre, Le dernier samouraï) mais logique au regard du sens qu'il veut donner à sa carrière (Vanilla sky, Eyes Wide Shut). Portant barbe blanche et cheveux gris, il ravit dans un rôle de vrai-faux méchant. et

Quant à Jamie Foxx, déjà aperçu dans Ali du même réalisateur et l'enfer du Dimanche d'Oliver stone (autre bon film, d’ailleurs), il fait preuve ici d'une présence et d'un humour remarquable pour son premier grand rôle au cinéma (c'est pas trop tôt d'ailleurs, même s'il fait méchamment concurrence aux rôles tenus par Samuel L. Jackson).

Et que dire du personnage central de cette histoire, Los Angeles, comme vous ne le verrez pas souvent, qui est filmé de nuit, qui resplendit de tous ses feux. C'est d'ailleurs cela qui m'a le plus marqué, j'aime beaucoup voir cette ville au cinéma et je dois dire que là j'ai été ravi.

Sur une intrigue classique (il faut bien l'avouer tout de même), Michael Mann a su s'attacher avec brio à tracer le portrait de deux hommes pour faire de Collateral un film à suspense psychologique qui sort un peu des sentiers battus au regard des autres production du genre, et surtout à l'heure actuelle où à l'instar de Catwoman, il nous montre que l'on peut pondre des films intéressant et intelligents sans forcément l'éclairer de 1000 effets spéciaux à la minute.

Un film que l’on peut conseiller aux amateurs du genre, moins aux autres qui seront en effet déçu de la mise en scène peu conventionnelle et du rôle à contre emploi de Tom Cruise.

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jeudi 11 mars 2004

Merci Ronald

Je tiens à te dire un grand merci Ronald, Oui, un grand merci pour ce que tu apportes. Grâce à toi, quand il m’arrive de me balader dans la rue, de fréquenter ces lieux de débauches que sont les boites de nuits, je pense aux bienfaits que tu apporte à l’humanité, au bonheur que tu procure à mes yeux, à mes sens les plus anodins que son le toucher et le la vue.

Oui, chaque jour, quand je vois des nanas qui doivent pas dépasser 15 ans devenir disposer d’atout si merveilleux que des poignets d’amour à faire pâlir d’envie et de jalousie Maité, je te dis merci de tout mon cœur, du fond du cœur (et du fond du ventre aussi).

Je te dis aussi merci quand tu nous dit que le mélange sucré/salé de tes menus est excellent pour la santé, tout ceci bien sur accompagné de soda, ça va de soi. Que cela est riche en apport de tous genres, surtout tes sauces dont la composition ferait pâlir de jalousie Bernard Loiseau s’il était encore parmi nous.

Oh, je sais, tu me dira, il y a pas que les hamburger chez toi, il y a les salades et l’Evian et que c’est super bon !

C’est d’ailleurs pour cela que pour avoir une salade on attend plus longtemps, ça doit être plus dur à cuire qu’un hamburger.

Je tenais aussi à te dire merci, quand tu augmente tes prix dans certains quartiers d’une ville sur les produits peu cher, pour faire partir une clientèle que tu dois juger peu « hype » pour ton commerce si prestigieux !

Ce que j’aime aussi chez toi, c’est ta façon de nous expliquer que tous tes produits sont naturels à 100% et qu’il fait bon vivre chez toi, que grâce à toi, l’agriculture ne s’est jamais mieux portée, surtout la française par la politique que tu met en place.

Je te remercie aussi pour avoir une TVA à 5,5% alors que tu fais tout pour que l’on reste manger chez toi, et que tout est construit de telle manière que tu pourrais presque aller en l’encontre du droit (ha pardon, c’est vrai, j’y connais rien, je dois pas parler de çà moi).

Ce que j’aime chez toi, c’est ta politique sociale du travail qui est proche de ce que condamnait un certain Marx il y a quelques temps. Il est de si bon ton de t’agresser et de t’accuser de tous les maux (mots) alors que tu n’y es pour rien, bien entendu. Je préciserais juste que les employés sont ravis de travailler pour toi et ça se sent quand ils jettent les hamburger dans les cartons et boites prévues à cet effet. Tout un symbole du bonheur qu’ils éprouvent de travailler pour une multinationale.

Je te remercie de cette chaleur toute latine que tu nous apporte ici, ça me fais trop du bien de savoir que je paye la retraire de personnes âgées de Floride (Etats-Unis), tu ne peux pas savoir ce que ça m’apporte au niveau du social çà, j’en suis tout retourné.

Je te remercie encore car grâce à toi, on invente des concepts de malbouffe, d’altermondialisme et qu’on démonte des choses en tout honneur ! Tout çà pour toi, tu dois en être fier et ému, je pense non ?

Que dire de plus pour te remercier de tous les bienfaits que tu apporte à l’Homme en général, et à la Femme en particulier, C’est trop, je suis obligé d’arrêter d’écrire sur toi, tellement l’émotion me gagne.

Posté par dextarian à 16:56 - Bons m(aux)ots - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



 

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